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À la découverte
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Le territoire qui s'étend du sud du Pô jusqu'à Tanaro est parsemé d'églises romanes. Aujourd'hui, elles apparaissent seules en haut des collines ou cachées dans l'épaisse végétation des bois ou encore dans les cimetières. Au Moyen Age, cependant, elles étaient les églises des villages, le cœur de la vie quotidienne. Leur histoire veut qu'elles aient été transformées en chapelles de cimetières ou en églises de campagne. Mais bien que leur signification d'origine se soit perdue, la fascination qu'elles produisent est restée la même.

C'est dans l'Alto Astigiano que se trouvent les expressions les plus significatives de cette pratique religieuse du Moyen Age : dans cette région, facilement accessible par Asti et par Turin, les rangéesde vignes (qui produisent des grands crus) ainsi qu'une série d'églises (plus ou moins grandes, plus ou moins isolées, qui ont toutes été édifiées avec des materiaux chauds, le rouge des briques et le jaune du tuf) dominent la région en une parfaite harmonie du paysage et des couleurs.

Parmi ces édifices, le plus grand est le presbytère de Santa Maria di Vezzolano, qui était déjà au centre d'un important complexe monastique, dans une vallée proche de la commune de Albugnano.
Les autres édifices sont plus modestes ; une grande partie de leur admiration provient souvent de l'harmonieuse insertion dans un paysage qui, durant des siècles, a été transformé en vignobles de qualités supérieures par la main de l'homme. En s'approchant, on découvre la simple harmonie des proportions et la délicatesse des décorations gravées dans la pierre. Les décrire toutes serait beaucoup trop long. En voici quelques-unes unes à titre d'exemple :

